« J’apprécie beaucoup cette optique, les résultats à 600 mm m’ont vraiment bluffé »

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« J’apprécie beaucoup cette optique, les résultats à 600 mm m’ont vraiment bluffé »

Tamron France vous présente le travail du photographe Loris Fae, graphiste de métier et de formation il a commencé par la photographie de commande en agence pour se tourner ensuite vers la photo de Nature. Francilien, la nature est pour lui une quête et un moyen de s’évader. Nous lui avons confié pendant 2 mois le Tamron SP 150-600 mm pour qu’il partage avec nous ses escapades. 

Bonjour Loris, pouvez-vous nous parler de votre parcours de photographe ?

J’ai commencé la photographie dans le cadre de mon activité de graphiste, au fur-et-à-mesure j’ai été amené à faire des prises de vue en studio comme assistant du photographe Axel Perez et à photographier des séminaires comme second shooter pour des structures telles que Thales, GDF-Suez ou les congrès du CFPV, l’agence W One. Cette activité a duré un certain temps, elle était très enrichissante et m’a permis de mieux connaître les techniques photo. En parallèle à ces travaux d’agence, j’ai fait beaucoup de prise vue dans le milieu de la danse contemporaine avec Axel. Puis j’ai voulu me tourner vers d’autres modes d’expression, j’ai donc cherché du temps libre en retournant à mon activité de graphiste, ce qui m’a laissé plus de temps pour aborder une nouvelle discipline tout aussi passionnante et enrichissante : la photo de nature.

Pour réaliser vos images d’agences, quel matériel utilisiez-vous ?

J’ai commencé avec un Canon EOS 20D et EOS 40D, un Canon 70-200 f/4 et un zoom de kit type 18-55. Ensuite on m’a prêté des optiques type 24-105, 28-70 et je me suis tourné vers le Tamron 70-200 mm f/2,8 non stabilisé monté sur un Canon 6D.

Comment en êtes-vous venu à la photo de nature ?

En 2013, alors que je m’interrogeais sur mon parcours, je cherchais principalement à m’évader, à me tourner vers d’autres horizons. J’ai donc commencé à me promener en forêt, en me disant « tu prends un boîtiers et on verra ». J’ai découvert un univers extrêmement riche qui m’a très vite passionné. J’ai commencé à partager mes images sur les réseaux sociaux, j’ai ouvert un compte Instagram et je me suis pris au jeu des « likes ». Grâce à Facebook, j’ai découvert des photographes fabuleux tels que Myriam Dupouy, Anthony Passant ou Grégory Perrin. Nous échangeons sur nos activités communes sur Internet. Les passionnés de photo de nature sont très nombreux et très actifs sur les réseaux sociaux. Je ne soupçonnais pas l’étendu et la richesse des photographes nature.

Quand vous aviez commencé la photo de nature (il y a 2 ans) avec quel matériel avez-vous débuté ?

J’avais un 70-200 mm f/2,8 non stabilisé de chez Tamron. Très bonne optique qui me satisfaisait. J’avais un apriori sur la stabilisation. J’appliquais depuis toujours la règle «1/longueur focale». Mais la curiosité m’a naturellement invité à remettre en question ce jugement, et le Tamron 150-600 mm VC m’a fait de l’œil…

Tamron SP 150-600 mm ; 600 mm - 1/250 sec - f/6,3 - ISO 640

Puisqu’on en parle, qu'est-ce qui vous a poussé à vous intéresser au Tamron SP 150-600 mm ?

L'amplitude de la focale principalement, c’est la première fois que j'entendais parler de ça : un zoom qui monte jusqu’à 600 mm ! Les tests aussi ont été très convaincants. J'ai vu des photos à 600 mm au 1/125ème. J'ai voulu m’en rendre compte par moi même et le moins que l’on puisse dire c’est que cela a été très convaincant : je suis descendu au 1/80ème en étant net ! J’apprécie beaucoup cette optique, les résultats à 600 mm m’ont vraiment bluffé.

Comment s'est passé la prise en main. Pas trop déstabilisant de passer de 200 à 600 mm en focale extrême ?

C’est vrai, Au début je devais réapprendre l'optique, apprendre à regarder dedans. Apprendre à tenir le matériel, même s'il est léger et maniable. Naturellement les mains ont pris leurs marques et l'œil également.

Tamron SP 150-600 mm ; 600 mm - 1/250 sec - f/6,3 - ISO 400

Qu’avez-vous pensé de l ‘ergonomie générale ?

Top ! L’optique tient bien en main, la bague de MAP ne glisse pas. La bague de zoom est très agréable à utiliser. Je l’utilise sur chaque prise de vue et je retouche l'AF quand je passe à travers les arbres grâce à la mise au point manuelle continue.

Pourquoi vous vous êtes intéressé au Martin-pêcheur ?

Je suis fan du photographe Gil Gautier qui réalise ce genre de photo. C’est un animal qu’il apprécie particulièrement et qui m’a inspiré. Dans la forêt où je me rends, l’oiseau vit au niveau d’un petit lac qui se trouve à 20 m d’une route. Il se poste sur 2/3 perchoirs qui propose des angles très intéressant sur le plan photographique avec de belles lumières.

Tamron SP 150-600 mm ; 600 mm - 1/250 sec - f/6,3 - ISO 800

Comment se sont déroulées les séances ?

J’ai pu suivre l’animal sur plusieurs jours. Les séances de prises de vue se sont étalées sur trois semaines. Nous étions trois pour le suivre. Nous avons pu échanger avec Gil lors du festival de Montier-en-Der et il nous a prodigué des conseils et nous a dit qu’il s’agissait d’un oiseau solitaire qui pouvait partir et revenir. Il revenait donc régulièrement mais malheureusement, au bout de la troisième semaine, il n’est plus revenu. J’espère donc le revoir un jour ! En attendant, je me suis tourné d’autres espèces (mésange, rouge-gorge...)

Quelle a été votre démarche esthétique ?

L’enjeu principal était d’aller chercher la lumière, trouver l’endroit où l’animal était le mieux exposé, chercher un joli bokeh, un beau premier plan. J’aime les images un peu froide, j’aime cette tonalité, et c’est ce que j’applique aussi lorsque je suis en phase d’étalonnage.

En quoi le Tamron 150-600 a répondu à vos attentes ?

Le 600 mm à main levée avec la stabilisation a été gros atout. Cela m’a permis de réussir de nombreux clichés. L’ouverture à F/6,3 en focale extrême s’est avérée largement suffisante compte tenu de la stabilisation et de la montée en ISO relativement importante qu’autorisent les nouveaux boîtiers. A titre personnel cela ne me dérange pas de monter en ISO, même si l’image est un peu moins lisse. L’aspect tropicalisation de l’optique est aussi un gros atout, c’est bien de se dire qu’on peut travailler dans des conditions difficiles, surtout quand on photographie en extérieur.

Qu’avez-vous pensé de la vitesse de l’AF ?

Venant d'un 70-200 non stabilisé de 2006 un peu vieillissant pour moi c'était le jour et la nuit. Silencieux, rapide, précis avec un 6D d'autant plus performant sur le collimateur central. L’optique et le boitier se couplent parfaitement.

Tamron SP 150-600 mm ; 600 mm - 1/200 sec - f/6,3 - ISO 400

Loris, merci pour votre témoignage et vos conseils. Avez-vous de nouveaux projets pour 2016 ?

Avec le Tamron SP 150-600, continuer à travailler sur les oiseaux et poursuivre mon apprentissage. J’aimerais m'atteler aussi à photographier des mammifères ou des animaux un peu plus gros, toujours dans une logique d’étendre mes recherches avec le 150-600. D'ici quelques mois, je vais aussi reprendre le portrait avec le 70-200 et alterner avec les sorties nature. Ce sont deux sentiments très différents à chaque fois. J’aimerais aussi tester le SP 15-30 mm pour faire du paysage ou faire de nouvelle expérience en paysage avec le 150-600, qui est une optique vraiment polyvalente, comme l’illustre 3 photos prises récemment à l’approche d’un lac gelé.

Tamron SP 150-600 mm ; 600 mm - 1/200 sec - f/10 - ISO 400

O autorze: Loris Fae

Graphiste depuis 15 ans dans la communication en agence et chez l’annonceur, Loris s’est tourné vers la photographie, tout d’abord comme assistant en studio, puis dans l’événementiel. Il a amorcé un virage dans son parcours de photographe pour s’investir un peu plus dans la photo de nature, sans pour autant se désintéresser de la photo de portrait et de concert. 

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